Les Majors – Warner

Warner Music Group

Warner Music Group

La dernière major est Warner avec 13,8% de part de marché [1]. En 1972, Warner Communication regroupe ses trois compagnies musicales Warner Bros Records (créée en 1958), Elektra Records (rachetée en 1967) et Atlantic Records (rachetée en 1970) sous le nom WEA. En 1989 WEA incorpore la Time Warner lors de la fusion. Après avoir changé de nom pour Warner Music group, le consortium d’Edgar Bronfman Jr. la rachète en 2003 pour €2,6 milliards[2].

En 2007, Warner annonçait une chute de ses bénéfices de 74% par rapport à 2005-2006[3]. Cette année étant très difficile, WMG voulait racheter EMI pensant qu’une fusion les renforcerait, mais les rapports économiques ne lui ont pas permis de surenchérir face à TerraFirma [4]. Les décisions pour remonter la pente étaient de s’investir plus en termes de direction artistique et en marketing[5]. Puis fin décembre, à la suite d’une chute boursière, Bronfman s’est résigné à abandonner les DRM [6] ; cette solution n’ayant pas sauvé la major, Numérama annonçait la fin de Warner [7].

En 2006, Warner avait été la première à signer avec YouTube [8], puis avec DailyMotion[9] ; néanmoins, n’étant pas assez mis en avant sur Yahoo Music, Warner avait retiré ses vidéos du moteur de recherche musical [10]. En 2008, WMG est la première à rompre les négociations et retirer toutes ses vidéos de YouTube[11].

Mais, alors que toutes les autres majors se ruent sur les offres de Nokia, Warner refuse de faire partie du Nokia Music Store car le portail permet de partager de la musique [12]. Puis, WMG s’est aussi retiré de l’offre illimitée de Last.FM sous prétexte que ce site communautaire car ne rapportait pas assez[13]… Elle s’est même permise de faire la fine bouche sur l’apport financier des jeux vidéos tels que Guitar Héro, oubliant complètement l’aspect promotionnel de ce partenariat[14].

Warner a cependant accepté le deal avec Deezer[15]. La major choisit aussi de s’associer avec Lala.com en écoute illimité ; il est probable que les $140 millions de licence promis l’aient alléchée[16]. Lala.com offre pour $9,99 tous les fichiers de l’album et le CD envoyé au domicile[17]. WMG s’attache en effet à l’album physique puisqu’elle lançait en 2007 le concept d’Artist Box en édition limitée, qui recrée l’univers du chanteur : en plus du CD, la major offre des produits dérivés, le tout pour 35€[18]. Pourtant cette position met en porte à faux l’annonce de l’abandon des boitiers CD et DVD en plastique[19].

Dans une période de crise, beaucoup d’entreprise proposent de nouvelles méthodes. Warner ne sait où donner de la tête. En 2006, elle signait avec QTrax qui propose un logiciel de P2P entièrement financé par la publicité[20]. En 2007, WMG avait signé avec AnywhereCD, une plateforme de musique en ligne, mais n’était pas satisfait parce que tout d’abord les fichiers n’étaient pas protégés, mais en plus le consommateur devait payer l’album complet [21]. la major proposait aussi son catalogue sur MySpace par le biais de Snocap, mais exigea que les mp3 soient protégés[22]. En 2008, Warner, n’ayant plus rien à perdre, acceptait de tester une nouvelle méthode de vente de mp3 : sur le mode de la bourse, la société Digonex propose d’adapter le prix à la demande[23].


[1] PC Inpact (08/09/2008 ) Sanyas, N.: France; tous les chiffres sur les ventes de musique numériques

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